12/10/2012

Expo : le thé au musée Guimet

Voilà une boisson universelle, vieille de 2000 ans et toujours tendance ! L'exposition du musée Guimet à Paris   ne se limite pas à montrer de très beaux objets liés à la consommation de ce breuvage. Conférences, ateliers, rencontres et sélection pointue de films complètent le propos.

Identification d'une feuille. Pour commencer, l'exposition a le bon goût de montrer des pieds de théiers en fleurs dans le vestibule du musée. Où l'on constate que le théier est bien de la famille des camélias.
A l'entrée de l'exposition au sous-sol trône la "Tonne de thé" de l'artiste chinois Ai Weiwei. Ce cube de feuilles de thé pressé, ancestral process en Chine, s'impose aux narines comme à la vue. 


Tout un monde dans une tasse de thé. Les cinq sens sont ensuite célébrés dans un minifilm de Tran Anh Hung, le réalisateur de L'Odeur de la papaye verte, qui décrit une dégustation de maître Tseng. Difficile de dire ce qui est le plus fascinant : l'élégance de ses gestes, l'extrême concentration qui précède la précision de ses descriptions olfactives ou ses dérapages poétiques, dont je vous laisse la surprise. 


La Chine, berceau du thé. En France, quand on parle de thé, ce sont tout de suite les objets japonais qui viennent à l'esprit : la théière en fonte noire, la cérémonie du thé battu au fouet. Mais c'est bien en Chine que l'art du thé est né. L'exposition rend justice aux inventeurs, jusqu'à l'excès le monde arabe, russe et africain n'auront qu'une seule vitrine chacun, point.
Les objets chinois sont à leur avantage, comme ces premiers céladons ou ces premières porcelaines à décor tibétain, d'une simplicité et d'un raffinement extrêmes.

Expérimentations. En collaboration avec le Palais des thés, le musée a mis au point un "thé Guimet" que vous êtes invité à déguster. Plusieurs crus de thé du monde entier sont en exposition. On regrettera la place énorme laissée aux thés parfumés, sans doute jugés plus faciles d'accès... et comme par hasard placés tout près d'un point de vente.

CinémaTHÉque. Le cycle "Saveurs du thé, saveurs d'Asie" propose des documentaires sur le thé et les chefs chinois, mais aussi des fictions. Ne manquez pas deux raretés : Cœur de Tokyo et Une Auberge à Tokyo, films muets d'Ozu des années 1930.

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